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Le modèle interculturel

Le fonctionnement linguistique culturel

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« Quand j’ai facilité des réunions internationales avec des participants de cultures différentes, j’ai constaté que les problèmes linguistiques n’étaient pas toujours la cause de malentendus ou la raison principale qui empêchait un consensus ou un accord. Il y avait autre chose.

Il y a beaucoup de littérature et de recherche au sujet de différences culturelles. Les conclusions de ces travaux divers et variés sont for intéressants. Intellectuellement…

Comment une culture donnée perçoit le temps et l’espace… la préférence pour le groupe par rapport à l’individu… le style de communication… le respect des règles… la prise de risque…

Mais si je prends les français et les anglais, les deux langues et cultures que je connais le mieux…… Dans les deux cas, il y a un raisonnement derrière la langue qui, à mon avis, explique beaucoup de comportements…. Et la compréhension de ces comportements de part d’autre est absolument clé pour assurer une collaboration efficace et fructueuse.

Regardez le schéma sue l’écran.

 

La langue anglaise est une combinaison de deux langues – l'anglais d'origine française, qui ressemble beaucoup aux langues d'origine latine, et l'anglais d'origine germanique, qui est une véritable langue étrangère pour un francophone mais plus naturel et plus simple pour les native speakers anglo-saxons.

Par exemple, c’est la différence entre « I enter data » et « I key in data,”… « We distribute » et « We hand out »… « They incorporate » et « They build in »…. Cette distinction entre un langage à caractère abstrait et un autre à tendance plus concrète est importante parce que je pense qu’il y a un lien entre la langue et la façon de raisonner.

Il est donc logique qu’un français démarre sa présentation ou son argumentaire dans un contexte abstrait et va vers le concret… tandis qu’un anglo-saxon aura tendance à faire le contraire. L’approche française est un raisonnement déductif. L’approche anglo-saxonne est inductive. Le français va essayer de convaincre par la logique, l’anglo-saxon par des exemples.

Cette distinction explique beaucoup de choses ! Progressivement nous allons étudier les éléments « couplés » dans ce schéma. Ca va vous permettre de mieux comprendre les raisons derrière la façon dont les français et les anglais abordent des situations professionnelles, présentations, négociations, réunions… et aussi des situations privées… et de mieux collaborer et mieux s’entendre.

Une dernière remarque… Le décodage des ficelles de fonctionnement des éléments germaniques de la langue anglaise qui sont, en général, très mal compris par les francophones, est vraiment très important. Pourquoi ? Pour 2 raisons.

Premièrement, si vous demandez à un anglais ou à un américain de parler de façon plus simple, il va automatiquement se retourner vers la partie germanique de l’anglais… mots plus courts, plus concrets… ce qui va justement créer des problèmes de compréhension aux latins, et plus particulièrement aux français ! Ceci explique pourquoi, pendant des réunions internationales, tout le mon se comprend…. tant qu’il n’y a pas de English native speakers dans la salle !

Deuxièmement, c’est surtout à travers la partie germanique qu’on puisse acquérir plus de finesse et de précision d'expression en anglais. Avec la phrase « He ran into the room » le mot « into » me donne la trajectoire et le mouvement et « ran » me dit comment il est entré dans la salle. Impossible de donner autant de précision dans une langue latine sans ajouter un complément d’information, dans ce cas, « en courant ». Alors…« He walked into the room, He jumped into the room, He backed into the room, He crawled into the room” sont tous possibles !”

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